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| Vitamine
A (ou rétinol)
La vitamine A est présente uniquement dans les
aliments d'origine animale, surtout le foie. Néanmoins,
certains végétaux contiennent des provitamines
A (carotènes), c'est-à-dire des substances
que l'organisme est capable de transformer en vitamine
A. Elle est indispensable à la vision et à
la croissance des bronches, des intestins ou encore de
la peau. La vitamine A intervient également dans
la croissance osseuse, dans la synthèse de certaines
hormones telle la progestérone et dans les mécanismes
immunitaires.
Les apports journaliers recommandés en vitamine
A varient selon l'âge. Sa carence entraîne
des problèmes de vision et des lésions oculaires
pouvant aller jusqu'à la cécité.
Cette maladie, la xérophtalmie, touche à
des degrés divers de nombreux enfants dans les
pays en développement. De nombreuses recherches,
souvent contradictoires, sont en cours sur le rôle
de la vitamine A dans la prévention de cancers,
notamment broncho-pulmonaires.
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| Vitamine
B1 ou thiamine
La
vitamine B1 intervient dans la dégradation des
sucres et donc dans l'utilisation des réserves
énergétiques de l'organisme. La carence
grave en vitamine B1 provoque le béribéri
que l'on trouve dans des pays en développement.
En France la carence en vitamine B1 peut provoquer des
polynévrites, pathologie qui peut être aggravée
par l'alcoolisme. Les céréales complètes,
les légumes secs, la viande de porc et les œufs
sont riches en vitamine B1.
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| Vitamine
B2 ou riboflavine
La
vitamine B2 est nécessaire à la fabrication
de nombreuses enzymes. Les dérivés de cette
vitamine interviennent dans la dégradation des
acides gras, des acides aminés et des protéines.
Il n'existe pas de maladie due à la carence en
vitamine B2 mais celle-ci peut faire partie d'un manque
plus général en vitamines du groupe B (polycarences).
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| Vitamine
PP ou B3 ou niacine
La vitamine PP intervient dans la dégradation
du glucose. Sa carence entraîne une maladie appelée
la pellagre avec des problèmes cutanés,
digestifs et nerveux.
Les apports conseillés en niacine sont de 6 à
14 mg par jour chez l'enfant selon l'âge, 15 à
18 mg chez l'adolescent et l'adulte et 20 mg chez les
femmes enceintes ou allaitantes. Les viandes et abats,
les poissons, les légumes secs, certains fruits
et le café torréfié sont riches en
vitamine PP.
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| Vitamine
B6 ou pyridoxine
La vitamine B6 joue un rôle important dans la synthèse
des lipides et des protéines telles que l'hémoglobine.
Sa carence provoque des signes cutanés, des dépressions,
des anémies et des problèmes immunitaires.
Ce manque peut être favorisé par certains
contraceptifs et médicaments.
Les apports conseillés en vitamine B6 sont de 2
à 2,2 mg par jour chez l'adulte et de 2,5 mg par
jour chez les femmes enceintes et allaitantes.
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| Vitamine
B9 ou acide folique
L'acide folique intervient dans le métabolisme
des acides aminés. La carence chez l'homme entraîne
une anémie et peut parfois conduire à l'anorexie
ou à la dépression. Chez la femme enceinte
la carence entraîne des risques pour la formation
du système nerveux du fœtus.
Les apports conseillés en acide folique sont d'environ
400 microgrammes par jour chez l'adolescent et l'adulte,
et de 800 microgrammes chez les femmes enceintes.
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| Vitamine
B12 ou cobalamine
La vitamine B12 intervient dans de nombreuses
réactions chimiques de l'organisme. Sa carence
entraîne principalement une anémie.
Les apports conseillés en vitamine B12 sont très
faibles, environ 3 microgrammes par jour. Les aliments
qui contiennent le plus sont les viandes, les poissons
et les crustacés.
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| Vitamine
C ou acide ascorbique
La vitamine C est nécessaire à
la synthèse des vaisseaux sanguins et des muscles.
Elle favorise l'absorption du fer présent dans
les aliments. Elle intervient dans plusieurs mécanismes
hormonaux. Elle joue également un rôle dans
l'élimination des substances toxiques. Enfin, elle
a des propriétés anti-oxydantes, c'est-à-dire
qu'elle limite les effets néfastes des radicaux
libres. Une déficience en vitamine C peut diminuer
la résistance aux infections. La carence grave
se traduit par une maladie appelée le scorbut :
fatigabilité extrême, douleurs, altération
des gencives. Cette maladie était observée
autrefois sur les bateaux : les équipages manquaient
de fruits et légumes frais pendant des mois et
ne recevaient pas suffisamment de vitamine C.
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| Vitamine
D ou calciférol
La vitamine D intervient dans le l'absorption du calcium
et du phosphore. Elle joue un rôle essentiel dans
la minéralisation des os. Pour être utilisable
par l'organisme la vitamine D a besoin de l'action des
rayons ultraviolets du soleil. Elle est en effet modifiée
au niveau de la peau par les UV. Un minimum d'exposition
au soleil est ainsi nécessaire.
Chez l'enfant, la carence en vitamine D entraîne
le rachitisme. Cette atteinte apparaît lorsqu'il
n'est pas assez exposé aux rayons du soleil et
que ses apports en vitamine D sont insuffisants. C'est
pourquoi il est nécessaire de fournir de la vitamine
D en supplément aux enfants dans les pays faiblement
ensoleillés en hiver, soit sous forme de médicament,
soit par enrichissement d'un lait par exemple. En France,
les enfants reçoivent d'ailleurs des suppléments
en vitamine A, D, E et C. Les enfants qui ont la peau
pigmentée ont des besoins encore plus importants
en vitamine D.
Les aliments les plus riches en vitamine D sont les œufs,
le beurre et le foie, le poissons gras et surtout les
huiles extraites du foie de certains poissons (morue).
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| Vitamine
E ou tocophérol
La vitamine E a un effet protecteur particulièrement
important vis-à-vis des cellules de l'organisme.
Elle joue un rôle important dans les mécanismes
de la procréation et intervient dans la synthèse
des globules rouges.
Les carences en vitamine E sont très rares. Souvent,
les déficiences viennent de problèmes d'absorption.
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| Vitamine
K
La
vitamine K est nécessaire à la coagulation
du sang. Elle est à la fois produite dans l'organisme
par les bactéries intestinales et apportée
par l'alimentation. Compte tenu des besoins très
faibles, la carence en vitamine K est rare sauf chez le
nouveau-né, si les apports ont été
insuffisants pendant la grossesse. C'est pourquoi on recommande
de donner un supplément en vitamine K à
la naissance.
Les besoins en vitamine K sont largement couverts par
l'alimentation. On en trouve dans les légumes-feuilles
(choux, épinards etc.) et dans les tomates.
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Fruits
et crudités nous apportent 50% de la vitamine C
Le frein majeur de la consommation de fruits et légumes
est un frein d’usage lié à des nécessités
d’approvisionnement fréquent, de nettoyage
et d’épluchage, et enfin de cuisson. La transformation
des légumes, sous forme de surgelés ou de
conserve, prêts à cuire ou prêts à
réchauffer, constitue aujourd’hui une réponse
à ce frein d’usage. Mais cela ne va pas sans
détérioration du goût et de la qualité
nutritionnelle, notamment dans le cas des conserves. Ainsi,
les légumes cuits n’apportent que 15% de la
vitamine C alimentaire alors que les fruits et crudités
fournissent 50% de l’apport total.
Les dommages de la cuisson
La vitamine C est la plus fragile des vitamines :
• elle est hydrosoluble (comme les folates), ce
qui la rend sensible au lessivage par l’eau de cuisson
;
• elle est sensible à la chaleur (bien plus
que la vitamine B1), expliquant sa destruction de manière
proportionnelle au couple temps/température appliqué
pour la cuisson ;
• elle est sensible à l’oxydation (bien
plus que les folates), ce qui suppose de la conserver
à l’abri de l’air.
L’augmentation de l’apport en vitamine C des
Français passe donc par une meilleure préservation
de cette vitamine dans les légumes cuits.
Etant la vitamine plus fragile, son taux de préservation
constitue de plus un excellent marqueur de la qualité
de cuisson.
Surgélation : des pertes assez modestes
La surgélation occasionne une perte de vitamine
C relativement modeste, qui provient du blanchiment :
on plonge les légumes dans l’eau bouillante
pour inactiver les diverses enzymes, de type oxydase,
qui endommageraient le légume au cours de sa conservation.
Ainsi, le chou-fleur et le brocoli, deux légumes
particulièrement riches en vitamine C, en contiennent
respectivement 54.1 et 77.8 mg pour 100 g à l’état
frais, et 31.0 et 52.1 mg pour 100 g à l’état
surgelé, soit une perte de 42 et 33 % (2) . Cette
perte doit être répartie pour moitié
en lessivage (fuite dans l’eau) et en dégradation
à la chaleur.
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Vitamine
C et fer, un duo synergique
La vitamine C (ou acide ascorbique pour les savants) est
un micronutriment essentiel qui intervient dans de multiples
réactions biochimiques. Comme la dernière
enzyme des étapes de sa biosynthèse nous fait
cruellement défaut, nous ne savons pas la synthétiser
et nous devons la trouver dans notre alimentation... Cette
vitamine entretient des rapports étroits avec le
fer, un élément indispensable à la
synthèse des globules rouges.
Un antioxydant circulant
Elle agit principalement comme un donneur d’électrons.
Cette générosité est mise à
profit pour le fonctionnement d’enzymes diversement
impliqués dans l’hydroxylation du collagène,
la synthèse de la carnitine, des catécholamines,
des hormones peptidiques et le métabolisme de la
tyrosine... La vitamine C est aussi un puissant agent
réducteur qui agit comme un antioxydant. Elle intervient,
par exemple, en prévenant l’oxydation des
particules de LDL cholestérol circulantes, réduisant
ainsi les risques athérogènes. Vitamine
hydrosoluble, elle s’oppose, in vitro, à
l’action des radicaux libres circulant en phase
aqueuse dans le plasma. Son effet sur la régénération
de l’_ tocophérol circulant (Vitamine E)
semble avoir moins d’importance pour la protection
des LDL. Cependant, ses actions in vivo sont moins constantes.
Par son effet réducteur, la vitamine C peut réduire
des composés oxydants présents dans le suc
gastrique ou elle se retrouve normalement à des
concentrations 3 fois supérieures à celles
du plasma. La sécrétion gastrique de vitamine
C est altérée en cas d’inflammation
de la muqueuse de l’estomac voire absente en cas
d’achlorhydrie gastrique. En piégeant les
espèces oxygénées réactives
ou en prévenant la formation de composés
mutagènes, la vitamine C du suc gastrique pourrait
ainsi exercer un effet protecteur contre le cancer de
l’estomac.
Une absorption du fer doublée
Un autre effet bien documenté de la vitamine C
est l’augmentation de l’absorption du fer
par l’intestin grêle. Elle favorise en effet
l’absorption du fer soluble non héminique
d’origine végétale, vraisemblablement
selon deux mécanismes : en réduisant le
fer non héminique en fer héminique et en
prévenant sa chélation par les phytates.
La vitamine C peut ainsi augmenter l’assimilation
intestinale du fer de 1.5 à 10 fois, selon le statut
de l’organisme en fer, le type de repas et la dose
d’acide ascorbique. On considère que l’absorption
du fer peut être multipliée par 2 grâce
à l’apport de 25 à 50 mg d’acide
ascorbique au cours du repas. La vitamine C peut ainsi
doubler l’assimilation du fer chez les personnes
présentant une carence martiale ou même chez
les sujets atteints de gastrite atrophique avec achlorhydrie.
Où la trouver ?
La vitamine C est apportée principalement par les
fruits et légumes frais (voir tableau ci-dessous),
mais c’est un élément fragile dont
la concentration dans l’aliment varie selon la saison,
les conditions de transport et de stockage et les modes
de préparation culinaire (la cuisson avec un minimum
d’eau ou au micro ondes atténue considérablement
les pertes en vitamine C). On peut considérer qu’une
consommation d’au moins 5 fruits et légumes
par jour assure un apport alimentaire de 210 à
280 mg de vitamine C (niveau que la plupart de sous-consommateurs
de fruits et légumes sont loin d’atteindre
aujourd’hui).
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