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votre
enfant
Mon enfant est-il surdoué
? 
Voilà certainement
une question que se sont posée bien des parents et
à laquelle il est souvent difficile de répondre.
Ces enfants se démarquent des autres par une grande
curiosité intellectuelle, une très bonne mémoire,
de grandes capacités de concentration et un QI au-dessus
de 130. Si cette précocité n'a pas été
détectée, l'enfant risque de s'ennuyer en
classe et de se retrouver en situation d'échec scolaire.
Voici quelques pistes qui doivent éventuellement
vous mettre la puce à l'oreille.
Qu'est-ce
que la précocité ?
Un enfant est considéré
comme précoce ou surdoué à partir d'un
QI de 130, ce qui est de cas le 2 à 3 enfants sur
100. 1 enfant sur 100 a un QI de 140 et 1 sur 1 million
atteint 180. Par comparaison, sachez le QI de la moitié
de la population française oscille entre 90 et 110.
Ces enfants ont une très forte capacité d'apprentissage.
Ils sont capables de beaucoup de concentration et se démarquent
souvent de leurs petits camarades par leur volonté
d'avancer tout seul. Leur vocabulaire est plus riche, leur
syntaxe plus élaborée et ils apprennent en
général à lire plus rapidement que
la moyenne. L'apprentissage de la lecture est en revanche
souvent plus difficile.
Les enfants précoces se démarquent également
par une excellente mémoire, une bonne culture, des
questions et des préoccupations d'ordre métaphysique
ou philosophique inhabituelles chez de jeunes enfants et
des camarades souvent plus âgés.
De petits adultes ?
Ces enfants ne doivent surtout pas être considérés
comme de petits adultes. Ils sont souvent bien plus fragiles
que pourrait le laisser penser leur précocité.
Il arrive en effet souvent qu'un enfant précoce,
mentalement en avance de plusieurs années, n'ait
pas un développement moteur et affectif équivalent.
Ils restent avant tout des enfants.
L'école
Les enfants précoces
sont paradoxalement souvent en situation d'échec
scolaire : ils s'ennuient et peuvent parfois avoir du mal
à s'adapter. Des études ont montré
que plus leur QI était élevé, plus
grandes étaient leurs difficultés scolaires.
Cet isolement débute souvent dès la maternelle,
parce qu'ils ne comprennent pas de se retrouver avec des
enfants qui ne parlent pas encore alors qu'eux savent déjà
!
Les vraies difficultés interviennent souvent en classe
de 4e parce que l'enfant précoce n'a aucune méthode
de travail. Il lui suffisait jusqu'alors d'écouter
le cours pour le savoir. Il aura tendance à tout
de suite aller à la solution d'un problème
sans raisonner, ce qui peut finir par poser quelques problèmes.
Selon ses capacités, il est parfois bon d'envisager
de le placer dans un établissement ou un collège
comprenant des sections spécifiques. Ils sont encore
malheureusement assez peu nombreux en France. Le plus important
est de permettre et de favoriser l'épanouissement
de l'enfant.
Comment
les aider ?
Le meilleur moyen
de leur venir en aide est encore de parvenir à dépister
leur précocité. Un enfant qui ne travaille
pas en classe n'est pas forcement surdoué, mais cela
peut vous mettre la puce à l'oreille. Le mieux est
alors de consulter un psychologue qui fera passer des tests
à votre enfant. Ce test lui permettra d'avoir une
image cohérente de lui-même et de comprendre
"cette différence" qu'il sentait probablement
sans pouvoir l'expliquer. Cette incompréhension pouvait
le rendre malheureux.
S'il est encore en primaire, il est possible de lui faire
sauter une ou deux classes.
Et à
l'âge adulte ?
Les enfants surdoués
ne deviennent pas nécessairement énarques
ou polytechniciens. Ils manquent parfois de compétitivité,
d'ambition et sont souvent non-conformistes et indépendants...
Des caractères qui ne vont pas vraiment dans un sens
carriériste.
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Comment
aider un enfant qui peine à l'école
Age par âge, comment aider votre enfant
A l’école
maternelle : favorisez la créativité
«
A cet âge, tous les échanges que les parents
tissent avec leur enfant permettent de cultiver leur goût
d’apprendre », explique la psychiatre Catherine
Graindorge.
Attention, cependant, à ne pas stimuler votre enfant
à outrance en ne lui proposant que des jeux «
éducatifs ». Favorisez plutôt les activités
(jeux de construction par exemple) qui lui permettent de
donner libre cours à sa créativité.
A l’école
élémentaire : soutien rapproché
Jusqu’au
CM2, regardez le cahier de textes avec votre enfant, vérifiez
que les exercices sont faits et les leçons apprises.
Si le retard est sérieux, demandez à sa maîtresse
s’il peut bénéficier d’heures
de soutien (incorporées dans l’emploi du temps
hebdomadaire). Sinon, n’hésitez pas à
faire appel aux Rased (Réseaux d’aides spécialisées
aux enfants en difficulté), en vous informant auprès
de l’école. Ils sont gratuits.
Pour les
années collège et lycée : cadrez, mais
à distance
Mettre votre nez
de manière trop précise dans les affaires
de votre adolescent déclenchera inévitablement
des conflits.
Pour autant,
il doit se sentir soutenu.
Aidez-le à
respecter un créneau horaire spécifique pour
le travail à la maison.
Si vous sentez que d’autres centres d’intérêt
prennent le dessus, mettez le sujet sur le tapis. Le cas
échéant, une aide avec un étudiant
pourra être bénéfique. Les enseignants
préfèrent un soutien régulier dans
toutes les matières plutôt qu’un stage
intensif pendant les vacances.
Dans tous les cas...
Ne dénigrez
pas l’école devant votre enfant, même
si un enseignant l’a pris en grippe.
Félicitez-le pour les bonnes notes, encouragez-le
pour les autres.
Prévenez l’école dès que survient
un événement familial (naissance, décès,
séparation...).
Et gardez le contact avec la maîtresse ou le professeur
principal
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Que faire si votre enfant se drogue 
Les jeunes sont
confrontés aux stupéfiants. Pour les protéger,
il faut connaître les effets des différents
produits mais surtout comprendre les mécanismes qui
les conduisent à en consommer.
Plus de 50 % des jeunes de moins de 21 ans auraient déjà
essayé le haschisch. L’âge moyen auquel
les adolescents fumeraient leur premier joint serait de
13 ans. Cette réalité effraie et interroge
de nombreux parents : quelle est la bonne attitude pour
détourner un adolescent de cette tentation ?
Consommation "festive" : ce qu’il
faut dire aux jeunes
La motivation la
plus répandue pour la consommation de stupéfiants
est la curiosité, l’envie de faire comme les
autres et de s’amuser. Si votre enfant est invité
à une fête où vous craignez qu’on
ne lui propose de l’alcool, du cannabis ou de l’ecstasy,
exposez objectivement les effets de ces produits et posez
des limites claires en prenant soin de les motiver.
Apprendre
à en parler
La prévention
passe par le dialogue : prenez le temps de discuter et d’expliquer.
Expliquez-lui aussi que fumer un joint n’est pas un
gage de liberté puisque le cannabis nous ôte
le contrôle des situations. Il serait dommage qu’il
se réveille le lendemain sans aucun souvenir de ce
qu’il a dit ou, pire, de ce qu’on lui a fait
faire…
Prévenir les conduites de fuite
Plus rare, mais
beaucoup plus lourd de conséquences, est le désir
de fuir la réalité, l’autre motivation
qui peut pousser un jeune à consommer des stupéfiants.
À cet égard, le rôle éducatif
des parents est déterminant. Faire en sorte qu’un
enfant ne soit pas tenté par une conduite de fuite
à la première difficulté, c’est
d’abord lui donner, dès la naissance, ce dont
il a besoin pour se construire : l’amour, la confiance,
le droit aux défaillances et des limites claires.
Consulter
un thérapeute
Malheureusement,
il n’est pas toujours facile de se conformer à
ce schéma idéal. Alors que faire quand un
enfant semble fragilisé et que l’on soupçonne
qu’il se drogue ? Demandez-lui pourquoi il ne va pas
bien et, s’il vous dit qu’il a pris des produits,
pourquoi il l’a fait. Si le fil du dialogue est rompu,
le mieux est que le jeune choisisse un adulte de confiance
auquel il pourra confier son mal-être et qui, si nécessaire,
l’orientera vers un thérapeute.
Les dangers
des excitants : tabac, cocaïne, ecstasy, crack
Tabac. Danger à
long terme ; mort par cancer bronchique ou insuffisance
respiratoire.
Cocaïne. État de surexcitation et troubles du
comportement, états dépressifs secondaires,
risque de mort par surdose.
Ecstasy. État de déshydratation, risque d’états
dépressifs secondaires. Possibilité d’états
d’angoisse et de troubles psychiatriques apparaissant
dans un deuxième temps. Très rarement, mais
de manière imprévisible, l’ecstasy peut
entraîner la mort par troubles de la thermorégulation
ou du rythme cardiaque.
Crack. État de surexcitation pouvant rendre dangereux
pour autrui ou pour soi-même.
Les dangers des sédatifs : cannabis, alcool,
héroïne..
Cannabis. Diminution
de la vigilance et des réflexes. Baisse de la motivation
et de la capacité de travail. Rarement : crise d’angoisse
ou de paranoïa.
Alcool. En association avec d’autres drogues, il occasionne
une majoration de tous les risques. Ivresse, perte importante
de la vigilance et de la maîtrise de soi. À
très forte dose : risque de mort par coma éthylique.
À long terme : mort par cirrhose, troubles neurologiques
et psychiatriques.
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